Catherine Hois

Catherine Hois
York University (Toronto,ON)

Mon projet actuel est inspiré par mon intérêt pour les êtres humains et leur relation avec le monde naturel, et avec le monde technologique. En réfléchissant et en observant les êtres humains, les machines et la nature, je me rends compte que ces trois catégories sont des systèmes ayant leur propre complexité, leur propre simplicité et leur propre relation les uns avec les autres. J’ai toujours été une charognard et une collectionneuse, et pour mon art, j’aime collectionner la technologie, qu’elle soit ancienne ou nouvelle, ainsi que d’autres objets fabriqués par l’homme et des objets trouvés. Parfois, je les classe par catégories, par exemple en collectionnant des téléphones de différentes époques. Je les transforme ensuite en peintures sculpturales à grande échelle qui imitent les systèmes de la nature, des machines et des hommes. Pour ce faire, j’arrange les objets trouvés sur une surface et je les fixe dans une forme inspirée d’un système. Enfin, je peins les objets à l’acrylique, en camouflant et en unifiant les objets en un tout. C’est un processus long et agréable pour moi ; comme je ne peins pas sur une surface plane, il y a de nombreuses surfaces que je recouvre de peinture. Je peins le dessus, les côtés et parfois le dos de certains objets sur mes pièces. Je réutilise et reconvertis les technologies et autres objets que je trouve chez moi, dans les entrepôts, dans la rue, dans les magasins d’occasion, que me donnent mes amis et ma famille, et je les utilise dans toutes mes pièces. C’est un jour excitant pour moi lorsqu’un ami vient me voir avec un sac de vieux chargeurs de téléphone cassés et des télécommandes en disant “ma mère vient de nettoyer son sous-sol”. D’une certaine manière, je documente l’évolution de la technologie en exposant de vieux modèles de radios et de télévisions, ce qui déclenche une nostalgie personnelle. Je trouve les écrous et les boulons d’une machine très intéressants et beaux, et j’aime les démonter et établir des liens entre le système d’une machine, les systèmes de la nature et les humains. Dans le passé, j’ai utilisé de vieux pinceaux, des chiffons et des pots de peinture vides, des tasses à café, des récipients et des sacs en plastique, des cartons d’œufs et divers autres objets recyclables. J’ai également utilisé des objets tels que des claviers cassés, des instruments, de vieilles poupées et d’autres jouets d’enfants, des téléphones portables cassés et d’autres appareils électroniques inutilisables, de vieux vêtements – et la liste est encore longue. J’espère engager le spectateur dans mon récit, tout en lui laissant la possibilité d’établir ses propres liens par l’abstraction.

Catherine Hois est une artiste visuelle, qui peint sur des structures d’assemblage d’objets trouvés qu’elle forme elle-même. Elle s’intéresse aux systèmes de la technologie par rapport aux systèmes de la nature, et à la manière dont les humains se connectent à la machine et à la nature. Elle a grandi dans le petit village de Schomberg, dans l’Ontario, et sera diplômée de l’université de York avec une licence en beaux-arts et une licence en éducation au printemps 2020. Elle retournera également à York à l’automne 2020 pour commencer sa maîtrise en beaux-arts.